mercredi 22 mai 2013

mercredi 22 mai - bruno maurice et le quatuor schubert-cavanna à trentels

J'ai dit il y a quelques jours ce que fut le concert tout à fait exceptionnel donné par Bruno Maurice et le quatuor Schubert-Cavanna en l'église de Ladignac, le jeudi 9 mai, dans le cadre du festival de Trentels. Bien entendu, Françoise et moi, nous n'avions retenu que quelques titres. Et voilà qu'en réponse à une demande de Françoise, Bruno nous a fait parvenir le détail du programme. Bien entendu, je ne vais pas garder cette information pour moi. Chacun pourra ainsi se faire une idée de ce que fut ce concert et comprendre pourquoi il fut exceptionnel.

  • Gretchen am Spinnrade    Schubert/Cavanna (Goethe)
  • Im Frühling   Schubert/Cavanna (Schulze)
  • Heidenröslein   Schubert/Cavanna(Goethe)
  • Premier mouvement du premier trio  de B.Cavanna
  • Romanze   Schubert/Cavanna (Chezy)
  • Die junge Nonne   Schubert/Cavanna (Craigher)
  • An den Mond   Schubert/Cavanna(Hölty)
  • 2ème et 3ème mouvement du trio 1 de B.Cavanna
  • Das Wandern   Schubert/Cavanna (Müller)
  • Die Taubenpost   Schubert/Cavanna (Seidl)
  • An die Musik   Schubert/ Cavanna (Schober)
  • Frühlingssehnsucht   Schubert/Cavanna (Rellstab)
  • 4ème mouvement du trio 1 de B.Cavanna
  • Lied der Mignon   Schubert/Cavanna (Goethe)
  • Am Flusse   Schubert/Cavanna (Goethe)
  • Meeresstille   Schubert/Cavanna (Goethe)
  • Erlkönig   Schubert /Cavanna (Goethe)
  • Nana’s Lied  K.Weill /Cavanna (Brecht)
  • Youkali  K.Weill/Cavanna (Fernay)

  •  Mais on peut aussi aller voir et écouter le document YouTube ci-dessous. On comprendra encore mieux mon enthousiasme.
    http://www.youtube.com/watch?v=iyXOHzBiwuU

    lundi 20 mai 2013

    mardi 21 mai - à propos de danças ocultas


    Je ne me rappelle plus comment - hasard de recherche ou conseil amical - j'avais connu la formation "Danças ocultas", dont je ne sais trop comment la qualifier : quatuor ou quartet. En tout cas, ils sont quatre depuis, je pense, une vingtaine d'années et, depuis leur origine, leur réputation n'a cessé de grandir. Et quatre qui jouent du diatonique. Je me rappelle que je les avais découvert par l'album "Travessa da Espera", un disque EMI-Valentim de Carvalho, 1995 & 1998. Une vraie révélation. Puis, par chance, nous les avions écoutés en direct live à Trentels en 2008.  Le type de concert qui laisse des traces indélébiles. A cette occasion, j'avais pu acheter deux autres albums : "Danças ocultas", 1995, même label, et "Danças ocultas / Pulsar", 2004, Magic Music.

    A la fin de leur concert à Trentels, cette année, ils proposaient un nouvel album : "Danças ocultas / Alento", 2012, Eter-Music. C'est un disque qui relève de la catégorie "best of" en ce sens qu'il est composé à partir de morceaux des cds antérieurs, hormis le dernier titre "Moda Assim Ao Lado", enregistré en direct à Lisbonne le 30.10.2004. Je note, en parcourant la liste des musiciens, que si les quatre membres de "Danças ocultas" sont toujours les mêmes, ils n'hésitent pas à accueillir des invités, qui donnent une couleur particulière à leurs interpétations. Je pense, par exemple, à "Alchimie", composition, voix et percussions d'Abed Azrié.


    "Danças ocultas" fait assurément partie de mes formations de prédilection. Leur style est unique. Il faudrait sans doute un musicologue ou du moins un spécialiste pour analyser la spécificité de leur jeu sur des accordéons diatoniques, pour décrire les particularités de chacun de leurs instruments, pour montrer la complémentarité entre ces mêmes accordéons, en un mot pour rendre compte de l'originalité de leur musique. Pour ma part, j'en suis bien incapable.

    Par contre, si j'essaie de comprendre l'espèce de fascination qu'ils exercent sur moi, j'identifie deux types de facteurs :

    - d'abord, leur disposition, déployés frontalement sur toute la largeur de la scène, et leurs postures, presqu'immobiles, mais justement d'une sobriété qui laisse l'attention totalement libre de se porter exclusivement sur leur interprétation.
    - ensuite, au plan de l'imaginaire, de mon imaginaire, c'est une musique que je rattache à l'eau et à l'air. Comme l'air, qui est invisible, mais qui "décoiffe", qui failt plier les branches des arbres et qui pousse les nuages dans le ciel, leur donnant des formes étranges, instables, flexibles. Comme l'eau, c'est une musique fluide, mais pas seulement. En écoutant les morceaux du dernier album "Alento",  je ne pouvais m'empêcher d'évoquer le mouvement des vagues de l'océan. De loin, on croit qu'elles se suivent et se ressemblent, à l'identique, mais de près on prend conscience d'unfinis variations, de différences à peine perceptibles et cependant bien présentes. Un rythme fondamental et, sur cette base, une créativité subtile. Et puis aussi parfois des audaces. Je pense par exemple à la virtuosité de ces quatre instrumentistes dans le maniement du soufflet ou encore à cette pièce, dont le titre m'échappe, jouée à Trentels et qui était une authentique composition contemporaine.

    Il est certes facile de retrouver "Danças ocultas" sur YouTube, mais, comme introduction au style de cette formation, on peut suivre ce lien :
    http://www.youtube.com/watch?v=RzQdrHTf0pc

    Après, il y a bien de quoi continuer l'exploration...

    dimanche 19 mai 2013

    mardi 21 mai - tango carbon : un quatuor est né

    Françoise, qui a vraiment un flair hors du commun, m'a fait découvrir un quatuor nommé "Tango Carbon". Il est formé par Federico Sanz, violon, Louise Jallu, bandonéon, Leandro Lacapère, piano, Blanche Stromboni, contrebasse. Ils sont jeunes et ils ont un bel avenir devant eux. En allant sur leur site, on peut écouter deux morceaux enregistrés en mars de cette année.

    - "Negracha" d'O. Pugliese, une composition donc de l'un des maîtres du tango.
    - "Traicion" de L. Lacapère, donc une composition originale.

    En les écoutant, j'ai pensé à Soledad... C'est tout dire !

    Bon ! C'est pas tout ça... Je vais pas garder l'information pour moi.

    http://tangocarbon.com/fr/index.html

    lundi 20 mai - actualité de pascal contet

    Il y a quelques jours, on avait reçu une alerte de Pascal Contet avec ces deux informations :

    - vendredi 3 mai, sur France Musique, de 11 h à 12h30, invité de Jean-Pierre Derrien dans "Le matin des musiciens". "De Couperin à Cavanna". Une vraie émission de culture avec Pascal toujours aussi militant de la défense et illustration de l'accordéon. La première pièce qu'il interprète est adaptée d'une oeuvre de Verdi. Et si on l'écoute, c'est parti pour une heure et demie... On ne veut pas en perdre une miette, ni du texte, ni de l'accordéon.

    Par chance, on peut réécouter cette émission :

    http://sites.radiofrance.fr/francemusique/_c/php/emission/popupMP3.php?e=65000046&d=515007297


    - dimanche 19 mai, dans le cadre de "Vivement Dimanche" consacré à Josyane Balasko, un morceau joué par le Sirba Octet avec, comme invités, Catherine Lara et Pascal. Pas question de manquer ça ! Dès 14 heures, on campe devant le téléviseur. Et, entre 15h15 et 15h20, notre vigilance est récompensée. On a le plaisir de les écouter...




    samedi 18 mai 2013

    dimanche 19 mai - à propos de trois commentaires...

    Après le festival de Trentels et "Mare Nostrum" à la halle aux grains, après le plaisir de mettre des mots sur tous ces moments de pur plaisir, le plaisir encore de faire une petite pause avec trois commentaires chaleureux et sympathiques.

    1.- un commentaire au post [9 mars - andré minvielle...] signé buckshot_lefonk. " Ah le grand Minvielle !! Génie de la langue et du rap à la française qui mériterait une place bien plus grande que celle d'idole underground... ou régionale !
    Sinon, en tant qu'originaire du Sud-Ouest installé à Paris, je culpabilise face à ta dernière phrase : voudrais-tu dire qu'on "passe la Loire" comme on "passe à l'ennemi" ? ;)"

    Merci pour ton billet en tout cas.

    - Loin de moi l'interprétation que tu suggères. En fait, cette formule :"Nul n'est censé ignorer la Loire" est de Minvielle lui-même. Il y tient, car il ne laisse passer aucune occasion de la rappeler. Françoise comprend qu'il veut dire qu'au nord de la Loire on ignore le sud. C'est l'idée de mépris linguistique du nord pour les péquenots du sud, sud-ouest en particulier. Quant à moi, je comprends qu'il veut dire que nul ne peut ignorer la frontière linguistique que représente la Loire. En passant ce fleuve, on change d'accent : on vient d'ailleurs.
    Merci pour ton commentaire. Amicalement


    2.- un commentaire au post [17 mai - samedi / richard galliano solo] signé JYL.

    "L'ensemble de vos articles sur Trentels sont un régal, merci beaucoup"

    Un commentaire que je reçois avec grand plaisir, car nous avons eu l'occasion de nous rencontrer à l'occasion de "Mare Nostrum" et nous en gardons, Françoise et moi, un très bon souvenir. Un moment très agréable : pour preuve, il a fallu courir pour attraper le dernier métro. On n'avait pas vu le temps passer en discutant après le concert. En attendant d'autres rencontres... Amicalement


    3.- un commentaire de Bernard d'Apt au post [17 mai - trentels - mercredi - macias]

    "Nous avons fait 800 km x2 pour le festival "d'accordéons nous" chez vous à Trentels à l'invitation d'Anne et Yves (la tuque rouge).Nous en gardons une impression et un souvenirs magique, une semaine de bonheur et d'émotions que nous n'oublierons pas. MERCI pour votre festival, le quatuor à l'église de Ladignac avec la voix Isa Lagarde j'ai encore des larmes de bonheur....Danças ocultas quartet magique quelle richesse quelle simplicité quelle innovation quelle créativité.... merci merci pour l'organisation, que du talent. C'était la première fois que j'écoutais de l'accordéon Bernard d'Apt" 

    Merci Bernard pour ce texte plein d'un enthousiasme que je partage. Ce festival de Trentels a en effet quelque chose d'exceptionnel et de magique. Pour ma part, je me contente d'y assister et, chaque année, c'est un vrai bonheur. Il suffit pour le comprendre de parcourir les programmes depuis l'origine. En fait, c'est bien le festival d'Anne-Marie Bonneilh quant à la conception et de l'équipe des bénévoles pour la réalisation. C'est pourquoi je transmets votre commentaire à Anne-Marie ; je suis certain que cela lui fera plaisir. Merci encore. Amicalement.  






    vendredi 17 mai 2013

    samedi 18 mai - galliano, lundgren, fresu : mare nostrum

    Dimanche 12 mai. Halle aux grains, à Toulouse. Le trio de "Mare Nostrum" : R. Galliano, J. Lundgren, P. Fresu, s'est reconstitué pour un concert d'un soir. Après Trentels, une autre facette de Richard Galliano ; tout en nuances et en douceur. Des mélodies comme des ballades. Suave !

    Mais, inutile que j'aille plus loin. Françoise a déjà tout dit et bien. En tout cas, je ne saurais dire mieux. Un détour pas son blog s'impose.

    http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2013/05/gallianofresu-lundgren-mare-nostrum-la.html

    Le concert, dont Françoise a donné "son" compte-rendu, a commencé à 20h30. Il est 22h16. Ces quatre photographies ont été prises dans cette même minute. Toutes leurs différences sont dans des détails ; je les ai choisies précisément pour ces détails, à travers lesquelles on peut saisir quelque chose de la mécanique sophistiquée mise en oeuvre par les trois membres du trio. Une organisation en forme de système, au sens où chaque élément est en interaction dynamique avec les deux autres en vue de produire l'interprétation la plus subtile possible des oeuvres programmées. Une relation à travers laquelle chacun se dépasse. D'une part, des morceaux de "Mare Nostrum", tous, m'a-t-il semblé ; d'autre part, entrelacées avec ces morceaux, des compositions de Claude Nougaro. Et puis aussi - surprise ! - une oeuvre de Monterverdi, sublime de modernité !







    vendredi 17 mai - trentels / samedi / richard galliano solo

    Pour terminer la série des concerts de cette dixième édition de Trentels, Richard Galliano solo. Il était déjà venu en 2006, déjà solo. Son concert avait eu lieu sur la pelouse devant la salle des fêtes. Depuis - est-ce l'effet du réchauffement climatique ? - pas question de prendre le risque de jouer dehors. Trop pluvieux, trop froid, trop venté : trop incertain. En 2006 donc, c'était notre première présence à Trentels et, sauf erreur de ma part, Richard Galliano avait joué "Chat pitre" pour la première fois. Un titre que j'affectionne et où je retrouve des accents de Satie. Bien sûr, on avait été ébloui. Depuis, de concert en concert, cet éblouissement n'a rien perdu de son éclat. Du coup, que dire à propos de Richard Galliano qui n'ait pas été dit. Sa créativité, ses talents de mélodiste, ses capacités d'improvisation, sa puissance (il suffit de penser à sa posture, toujours debout, avec les treize kilos de son Victoria), son sens des rencontres, ses prises de risques incessantes (pensons à ces trois disques chez Deutsche Grammophon et, en même temps, avec le violoniste Christian Howes), ses concerts avec les formations les plus variées, sa virtuosité enfin, jamais gratuite.

    22h34, il arrive sur scène avec son accordina et il joue, amusé, pour la première fois, "Le dénicheur".


    22h40. Une attitude on ne peut plus caractéristque de Richard Galliano. Un peu de côté, penché en avant.


    22h52. Une lumière dorée pour annoncer la fin du concert. Un concert tout en puissance et en force mélodique.


    Bien après la fin du concert, Richard Galliano revient sur scène pour récupérer son Victoria. Nous sommes quelques uns à lui demander de nous signer son "Vivaldi". Il le fait de bonne grâce et malgré sa fatigue il se rend disponible pour toutes les conversations. Il semble ne pas compter son temps. Et puis, enfin, plus tard, il faut bien se quitter. Rendez-vous, demain, dimanche, à Toulouse, à la halle aux grains. "Mare Nostrum". Qui sera, j'y reviendrai, une tout autre facette de son talent.