mercredi 21 septembre 2011

mercredi 21 septembre - nos nuits de nacre : événements et rencontres

Mardi soir, retour vers 22 heures à Pau. On était parti mercredi soir pour faire étape à Toulouse avant de rejoindre Tulle et les "nuits de nacre 2011" sous le signe du cinquième élément, en d'autres termes la quintessence. Pas question de me lancer dans une description objective, ni exhaustive de ce magnifique festival. Pour l'instant, mes impressions se bousculent dans ma tête et il va falloir du temps pour y  mettre un peu d'ordre. Un peu, mais pas trop. Je préfère un peu de désordre à un excès d'analyse. Les pièces du puzzle sont là, chargées d'émotion ; il n'est pas utile de les emboîter les unes dans les autres.



Et pour commencer, partons de la fin, de notre retour. Il fait nuit, j'ouvre la boite à lettres : ils sont là. Trois cds, commandés juste avant notre départ, qui nous attendent :

- "Landshaft unter dem Meer" de Jean Pacalet. Recommandé par Jacques Pellarin. Commandé à Amazon.
- "The cool Crooners / Isatilo". Trouvé par hasard sur Paris Jazz Corner et retenu à cause de la présence de Didier Ithursarry.
- "Les voix d'Itxassou". Repéré sur Paris Jazz Corner et retenu pour la participation de Juan-José Mosalini au bandonéon et de Marcel Azzola à l'accordéon diatonique, précision qui, je l'avoue, m'intrigue.




Dans nos bagages, trois cds. Je ne résiste pas au plaisir de les photographier.

- "Inspiration / Duo Jeux d'Anches" de Florent Charpentier et Nathalie Brégant, 2011. Je crois comprendre que c'est la première fois, à l'issue d'un concert, que ce disque est distribué.
- "Mélanie Brégant / Accordéon / Jeux d'Anches", collection Jeunes Solistes. Un disque que j'ai vainement cherché à me procurer pendant des semaines. Je fais part de mon échec à Mélanie Brégant, qui spontanément m'offre un exemplaire de cet opus hors commerce. Forcément, cette attention, en toute simplicité, me touche.
- "Sonia Rekis / Drôles de lames". C'est aussi un cadeau. Récit : dimanche, il est 12h30-13h00, sur la place du Magic Mirrors. Alors que nous marchons vers le Latitude Lounge pour un dernier déjeuner avant le dernier concert du festival, nous passons devant le point presse. C'est l'occasion de demander quelques renseignements. Comme j'explique ma requête, Sonia Rekis, qui assiste à notre conversation et finalement y participe, tout à coup, alors que nous allons partir, nous offre son disque  "Drôles de lames", m'ayant entendu m'identifier comme auteur de "l'autre bistrot... ".  Je prends conscience en cet instant que, je-ne-sais-pourquoi, je n'ai pas eu l'occasion d'écouter Sonia Rekis, alors même que j'ai eu maintes fois l'occasion de lire des articles élogieux la concernant. En tout cas, depuis notre retour et encore ce midi, pendant le déjeuner, nous avons plusieurs fois écouté les neuf morceaux de cet opus : c'est un grand plaisir. Une valse qui nous rappelle "Indifférence", ce qui n'est pas rien. Et puis, plus on avance, plus on est kletzmer.  J'ai été très sensible à l'amplitude du jeu de Sonia Rekis, à sa liberté à partir d'une rigueur très classique et, comme chez Peirani ou Mille, à ces moments où la voix vient se mêler à celle de l'accordéon. Sans oublier cette évidence difficile à analyser, en tout cas je ne m'y risquerai pas, le son propre de son instrument ou, plus exactement, le son qu'elle lui fait chanter.
http://www.myspace.com/soniarekis


Pour mettre en peu d'ordre dans mes impressions, je distingue les événements auxquels nous avons assisté et les rencontres que nous avons faites. Plus tard, si j'arrive à trier, à classer et à ordonner mes photographies, j'essaierai de garder traces de tous ces moments heureux, événements ou rencontres, en publiant des photonotes.

En ce qui concerne les événements, je retiens :

- C. Spasiuk en duo avec un guitariste, Marcelo Dellamea, à l'espace Richard Galliano,
- la carte blanche à Marcel Azzola avec Sanseverino comme special guest, à l'espace Albert Hamann. Et avec, excusez du peu, Daniel Mille, Ludovic Beier, Marcel Loeffler, Gérard Luc, Lina Bossatti, Sylvain Luc, Diego Imbert, André Ceccarelli, Olivier Ker Ourio. On croit rêver. Plus de deux heures de concert. D'admiration en admiration !
- Le cinquième élément au Théâtre : L. Suarez, J.-L. Amestoy, D. Ithursarry, V. Peirani invitent C. Spasiuk. Je m'en tiens à cette liste, car aucun mot ne me parait pouvoir traduire l'intensité et, disons-le, la perfection de ce concert. Les sportifs parlent de match-référence pour qualifier un match qi permettra d'étalonner tous les autres à venir. On peut, je crois, en l'occurrence, parler de concert-référence.
- Mélanie Brégant et Florent Charpentier au Magic Mirrors (ou Chapiteau Jo Privat),
- le Quatuor Toulouse Accordéon, en ce même lieu,
- et des concerts à tous les carrefours, devant tous les restaurants, les cafés, les bistrots ; place des frères Maugein ou sur les quais. Du musette, que j'apprécie peu, mais dont je reconnais la qualité, comme Aurine père et fils ou l'orchestre de Fabien Veyriras, au kletzmer de Paye ton Schteimel en passant par le folk déterritorialisé du Bal à Bistan.
- A quoi j'ajoute l'exposition de portraits d'accordéonistes de Raphaël Rinaldi à la médiathèque. De très beaux portraits, tous en noir et blanc. Profondeur et intensité psychologique ! Du très beau travail, sobre, classique. Un regard qui fixe l'essentiel : chaque photographie manifeste la personnalité de chaque accordéoniste. De la photographie d'identité au sens artistique, non administratif du terme.

En ce qui concerne les rencontres personnelles, je retiens :

- le plaisir de retrouver Anne-Marie et André de Trentels, Jean-Marc de Toulouse (qui joue sur Victoria, comme qui vous savez), et encore et encore de partager avec eux notre passion commune pour l'accordéon,
- le plaisir de partager le déjeuner avec Françoise Jallot : on se connaissait par des échanges de courriels, on a discuté comme si on continuait une conversation amicale commencée depuis longtemps. Et puis, j'ai pu lui dire de vive voix combien j'apprécie et ses articles - ses questions, ses points de vue, son style -  et ses indispensables chroniques
- le plaisir d'un échange bref, mais plein de complicité, avec Bill Akwa Bétotè, dont j'admire beaucoup les photographies publiées dans "Accordéon & accordéonistes". Allez sur son site, vous ne le regretterez pas !
http://www.billakwabetote.com/fr/accueil.html

- le plaisir de rencontrer enfin Caroline Philippe, avec qui nous avons écouté Mélanie Brégant et Florent Charpentier. Une vraie surprise.
- Ajoutées à toutes ces rencontres chaleureuses des discussions cordiales et même d'emblée amicales, avant et après le concert "Le cinquième élément",  avec Jean-Luc Amestoy (avec qui il est question de clé USB à deux balles), avec Lionel Suarez (avec qui il est déjà question de le retrouver en concert à Orthez le 12 mars. On a réservé !), avec Didier Ithursarry (avec qui il est question de notre enthousiasme et de notre passion), avec Vincent Peirani (qui nous explicite en quelques mots sa conception de l'improvisation. Lumineux !).

Et puis, il y a cet accordéoniste, solitaire et anonyme, tout à ses rêves, que nous avons écouté pendant plusieurs minutes. Je lui ai demandé d'un signe si je pouvais le photographier. Il m'a souri en signe d'assentiment. On l'a écouté. Son regard fixait un point au-delà de l'au-delà. Ailleurs. Quand nous nous sommes éloignés, il a levé les yeux, croisé notre regard, souri. Un instant et puis, déjà, il était parti loin à la recherche de son horizon...





-  Post scriptum. Peu de temps après avoir publié ce post, j'ai reçu un courriel, signé Sonia Rekis, qui lève l'anonymat de cet accordéoniste, anonymat dû tout simplement à mon manque d'information. Il s'agit en effet de l'accordéoniste et chanteur Coko, qui s'est produit en trio le vendredi, à 21 heures, au Magic Mirrors. Ce même courriel contenait les deux liens ci-dessous, l'un vers le site de Coko, l'autre vers un document vidéo. Histoire de mieux connaitre Coko, sa vie et son oeuvre.




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