jeudi 20 septembre 2012

vendredi 21 septembre - nuits de nacre (5) : d'autres rencontres, d'autres émotions...

J'ai essayé, dans les posts précédents, de prendre acte de nos coups de coeur. Je me rends compte que nous nous sommes organisés mieux que l'an dernier pour profiter d'un maximum d'événements ou pour ne pas manquer nos musiciens de prédilection. Avec les années et l'expérience, on devient meilleur stratège. Et pourtant... Quand je consulte encore une fois le programme des Nuits de nacre, je prends la mesure de tout ce qui s'est passé, de tout ce qui, ici ou là, a eu lieu alors que nous étions ailleurs. Quel malheur de n'avoir pas le don d'ubiquité. Mais, bon, c'est pas mal non plus de faire des choix et de s'en remettre à ses intuitions ou à ses préférences.

Cela dit, et j'ai du mal à me représenter la richesse de ce festival, je note un peu incrédule pas moins de soixante-dix événements pendant ces quatre jours, du jeudi au dimanche. Sans compter les expositions, visites guidées et autres animations de rues. Une dernière fois donc, au fil du programme que je feuillette, je retrouve trace de moments heureux... Sans les classer ni les hiérarchiser, j'en retiens six : autres rencontres, autres émotions...

On vient d'arriver. On a déposé nos bagages à l'hôtel et illico on rejoint le coeur du festival, entre le point presse, le Magic Mirrors et le parvis de la cathédrale. Il est 16h42, ce jeudi 13. Une fanfare a investi les lieux : Old School Funky Family. Ils viennent de Bayonne, je crois. Une pause et ça repart pour bien signifier, tel un garde-champêtre, que le festival a commencé.


Le même jour, à 23h39, Le Balluche de la Saugrenue au Magic Mirrors. Swing musette et chansons réalistes : des tranches de vie... Une plongée dans l'univers des marlous : casquettes, moustache, cheveux gominés et costards à fines rayures. Avec Anna Ratsimba pour nous tirer des larmes ou des fous rires. Par moments, il y a comme des accents de Gotan Project. On n'arrête pas le progrès.


Vendredi, devant le cloître, 11h47 : le duo Cathy Donin et Gérard Thévenet. Ils parcourent la ville, s'installent pour quelques chansons que l'on fredonne aussitôt. La mémoire collective... Parfois ils troquent la guitare ou l'accordéon pour un orgue de Barbarie et c'est encore plus émouvant.


De manière générale, je n'ai pas un goût très prononcé pour le style cajun. Disons que je m'ennuie assez vite et que mon oreille manque d'acuité pour saisir les différences entre les morceaux. Le bayou me fait assez vite bailler. Mais bon, là, en l'occurrence, allez savoir pourquoi, on a été touché par cet orchestre : Bons Temps Asteur. C'est sur la terrasse du Latitude Lounge. Il est 22h58. Je vous le dis : ça caille sévère, mais ça fait chaud au coeur.


Juste en face, à l'Abbaye, l'orchestre La Gâpette, qui se définit comme chanson manouche alternance bretonne. Ils sont installés sur une scène haute et étroite : une clairière lumineuse dans la nuit noire. Les gens ne se font pas prier pour danser ; ça chauffe ! On n'attendait que ça. Il est 23h10.


Enfin, une dernière image : au pied de la cathédrale, à l'endroit même où, le premier jour on avait rencontré une fanfare venue du Pays Basque, un duo improbable. L'un tient un accordéon et s'agite en cadence ; l'autre, imperturbable, joue du banjo. Il est 18h47. L'accordéoniste a des jambes très longues, il s'appuie avec régularité sur un pied puis sur l'autre. On dirait un pantin. Son collègue, quasi immobile, a lui aussi une casquette sur la tête. En regardant cette image, j'ai l'impression qu'il vont petit à petit disparaitre absorbés par le mur.





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