jeudi 16 janvier 2014

jeudi 16 janvier - actualité de fanny vicens

... reçu le courriel ci-dessous de Fanny Vicens. Inutile de le commenter : c'est une bonne nouvelle. C'est pourquoi j'ai plaisir à m'en faire l'écho. Chacun pourra s'en réjouir.


Chers amis et chers collègues
> En ce début d'année, j'ai la grande joie de vous annoncer la création du double concerto pour piano et accordéon de Chengbi An, que j'interpréterai en compagnie de Sae-Jung Kim et de l'Orchestre National de Lorraine sous la direction de Jacques Mercier ce vendredi 17 janvier à l'Arsenal de Metz.
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> J'attire votre attention sur le fait que ce concert fera l'objet d'une captation vidéo qu'il sera possible de visionner en streaming ultérieurement sur le site de l'orchestre. 
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En vous présentant à toutes et à tous mes meilleurs voeux de santé et de bonheur pour 2014!

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Fanny Vicens


> www.fannyvicens.comhttp://orchestrenational-lorraine.fr/wp-content/uploads/2014/01/programme.17.janvier.pdf
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« Dun.Wu », l’Illumination subite, est un concept du bouddhisme chinois, exposé dans le Sutra de la plateforme du 6e patriarche du Chan, Huineng (638-713). À l’opposé des longues pratiques de purification ou de bienfaisance, sans attendre la juste rétribution des actions passées, il prêche la possibilité d’atteindre dans cette vie même l’état envié de bodhisattva, cet être dégagé des renaissances et des peurs, hors du monde de la douleur. Cette « conscience instantanée » ne s’atteint que par le détachement, sans but, sans projet, sans forme. Ce Double concerto, formule qui peut apparaître pesante dès son énonciation développe au contraire, un état de flottement léger dans un milieu sans pesanteur. Il propose un voyage vers les profondeurs, vers l'intérieur, là où les courants sous-marins, l’énergie pure, le mouvement au-delà de tout déplacement, libre de toute force et de toute attraction, abolissent les différences entre substance matérielle et idée, entre l'autre et moi, créant une harmonie sans confusion ni fusion, le libre jeu des sons dans le temps vécu comme espace. Ici, les classiques distinctions entre noir et blanc, comme pour les touches du piano, son percuté-résonant contre son tenu harmonique/inharmonique, Orient/Occident, sans être abolies, sont suspendues, voyageuses, incertaines, cousines croisées et non plus antagonistes, à l’image de l’accordéon, lointain parent de l’orgue à bouche chinois et de ses anches si joliment dites «libres». 
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