jeudi 26 mars 2015

jeudi 26 mars - le festival " bouteille en bretelles" (3/7)

3/7.- Duo Rhizottome, samedi 21 mars, 14h30, château pradelles

Le Duo Rhizottome, c'est Armelle Dousset, accordéon chromatique bisonore et Matthieu Metzger, saxophone soprano et talk box.  Un duo jeune dont la prestation et le nom me laissent dubitatifs. Avant de m'expliquer, je précise que, pour moi, être dans le doute est mieux qu'être dans la certitude. Etre certain de ce que l'on croit savoir est en effet une attitude de fermeture alors que le doute est une attitude d'attente, d'étonnement et d'ouverture. Mais, pourquoi cet état d'esprit dubitatif de ma part en découvrant le nom et la prestation du duo ?

D'abord, le nom. Certes chaque artiste a le droit de choisir son nom et l'orthographe de celui-ci, mais en l'occurrence le mot "rhizottome" n'est pas attesté par le Petit Robert ; le mot le plus proche attesté est "rhizotome", qui signifie "instrument servant à couper des racines". Mot de la même famille que "rhizotomie" qui signifie "section des racines nerveuses émergent de la moelle épinière en vue de supprimer la douleur". En quelque sorte une anesthésie, une suppression des sensations d'une zone nerveuse donnée. On espère qu'en l'occurrence il ne s'agit pas de supprimer les sensations sonores...

Quant à la prestation elle-même, si elle m'a intéressé, j'ai trouvé la présence de l'accordéon très en retrait par rapport à celle du saxophone [*].  Comme si quelque contrainte l'empêchait de donner sa pleine mesure sonore, ce qui est assez paradoxal quand on se rappelle que cet instrument est qualifié de bisonore. Reste que j'ai bien apprécié le style de ce duo acoustique, sa manière d'improviser entre rythmes de musique traditionnelle et expérimentations sonores en passant par Schubert, Rameau ou Telemann revisités ou rebidouillés, comme l'on voudra.

Bref, au terme du concert donné par le duo, j'ai très envie de pouvoir les écouter à nouveau. j'ai beaucoup à découvrir de leur(s) démarche(s). En tout cas, je suis bien décidé à les suivre à travers leurs traces et leurs chemins de traverse pour voir où va les mener leur parcours.

Cinq images du concert entre 14h59 et 16h02.






[*] Je dois dire qu'à l'issue du concert, j'ai fait part de mes impressions à ma voisine, accordéoniste professionnelle, concertiste et enseignante, qui a contrario louait la subtilité et la qualité du son de cet accordéon bisonore, de même que l'accord entre les deux membres du duo. Dont acte. Ce qui ne remet pas en cause mes propres impressions, mais qui pour le moins m'incite à m'interroger sur l'écart entre nos jugements et à essayer de comprendre ce que je n'ai pas perçu ou pas compris.

1 commentaires:

Blogger Unknown a dit...

"je suis bien décidé à les suivre à travers leurs traces et leurs chemins de traverse pour voir où va les mener leur parcours."

Alors bien le bonjour !
Nous sommes au Japon ! et collaborons sur place avec joueurs de sho et de koto, qui comme nous se trouvent à mi-chemin entre inspirations traditionnelles et improvisation.

Rhizotome prend en effet un seul "t", je vous félicite d'être allé jusqu'au Petit Robert !

Inventions, dérivations, néologismes, coupures, doublures, accidents, nous ne sommes pas à un "t" près. Même si dans ce cas précis, il a été ajouté de notre plein gré, car en fins gastronomes et analogistes de métier, nous aimons beaucoup de risotto.
(par ailleurs, les deux "t" sonnent mieux dans la bouche des japonais).

Nos carnets de route nippons sont en ligne sur le site de Citizen Jazz, j'espère que vous trouverez quelque réponse à vos questions, tout au moins quelque rigole déterritorialisée sur laquelle faire surfer vos oreilles.
Ici ça coupe, ça bouture ça laisse pous(s)er épou(s)sant les sons.

On revient en France bientôt avec des racines japonaises à macher en live.

Peut-être à bientôt alors.
Bien à vous, et belle suite !

armelle
pour Rhizottome

13 octobre 2015 à 00:50  

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